Bach – Telemann : Sacred Cantatas

0825646491599

Revue de presse 

Johann Sebastian Bach (1685–1750) : Cantates / Cantatas BWV170 & BWV82
Georg Philipp Telemann (1681-1767 : Der am Ölberg zagende Jesus TVWV 1:364, Jesus liegt in letzten Zuegen TVWV 1:983
Philippe Jaroussky (contre-ténor / countertenor), Freiburger Barockorchester
Label : Erato  Référence : 2564649159  Code-barres / Barcode : 0825646491599

Cette première incursion de Philippe Jaroussky dans l’univers des cantates de Bach et Telemann a été bien accueillie par la critique en général.
Chez Gramophone (12/2016) Linsay Kemp écrit que la parution d’un enregistrement de deux des plus sublimes cantates de Bach interprétées par un chanteur de la trempe de Jaroussky a de quoi nous faire saliver. La prestation du contre-ténor est des plus méritoires et se compare très favorablement à celles d’Andreas Scholl ou de David Daniels ; elle est même « … plus troublante ». L’ajout de deux cantates de Telemann est aussi fort intéressant. Quant à l’accompagnement musical, Kemp est d’avis qu’il est de premier ordre.

Chez Diapason (# 651, 11/2016) (5 diapason), Sophie Roughol apprécie la prestation de Jaroussky mais se montre très critique à l’endroit de l’accompagnement du Freiburger Barockorchester « … mis à l’écart par les micros, au profit d’un soliste très en avant… ». Pour celle-ci cet enregistrement prend toute sa valeur notamment pour « … les deux cantates de la Passion de Telemann… » qu’interprète de façon sublime le contre-ténor : « (Son) intelligence et (son) instinct, sa grâce innée, son legato, ancrent résolument le récit du côté lumineux de la force ».

Chez Classica (# 188, 12/2016) (Note : 3/5) Philippe Venturini, pour ce qui est des cantates de Bach, se montre plutôt critique à l’endroit de Jaroussky et du Freiburger Barockorchester (« isolé par la prise de son »), mais trouve par ailleurs les deux cantates de Telemann « … bien plus réussies », notamment parce que la musique de ce compositeur « … plus naturellement lyrique, convient mieux au chanteur ».
Du côté de American Record Guide (05/2017) John W. Barker rédige une critique qui met en comparaison un enregistrement récent des cantates de Bach par Iestyn Davies et celui de Jaroussky. Même s’il admet une préférence pour la proposition de Davies, qualifiant même de version de référence la cantate BWV82 pour alto, il est tout de même d’avis que nous sommes en présence de « … deux performances tout à fait hors de l’ordinaire ».

Sur la Toile, on peut consulter à ce jour au moins huit commentaires tous fort appréciatifs, à commencer par celui de William R. Braun pour Opera News (03/2017) (Critic’s choice). Voici « … le meilleur enregistrement que Jaroussky nous ait donné ». Il en va de même pour les instrumentistes qui selon Braun nous livrent une performance exemplaire. Ils « … sont brillants tout du long, en particulier la violoniste et directrice de l’ensemble, Petra Müllejans ».
Dans un commentaire paru chez Musikzen (12/2016) Frank Mallet applaudit la prestation de Jaroussky qui « … apporte son style unique, – l’onctuosité du timbre associée à une prononciation d’une clarté angélique -, (ce qui) sert avec zèle les deux compositeurs ».
Par contre, Bernard Schreuders (Forum Opéra – 01/2017) (Note : 2/4) est d’avis que l’enregistrement est nettement handicapé dans les cantates de Bach par « … la morne indolence de l’accompagnement qui au fil de l’œuvre, trahit un manque flagrant de ligne directrice ». L’enregistrement trouve davantage grâce à ses yeux dans les deux cantates de Telemann alors que « … l’écriture plus mélodique, mais aussi plus théâtrale (de ce compositeur) convient manifestement mieux au musicien que celle de Bach ».
Pierre Degott fait paraître chez ResMusica (12/2016) une critique sévère de la prestation de Jaroussky dans les interprétations des cantates de Bach : «  … insuffisance du grave .. qui s’impose à l’oreille, le chanteur écrasant les notes les plus extrêmes jusqu’à donner l’impression qu’il éprouve des difficultés à aller au bout de ses phrases ». Il poursuit : « Les ruptures de registre, étonnamment fréquentes, nuisent considérablement à la tenue de la ligne ». Mais par ailleurs il accorde une note parfaite à Petra Müllejans qui « … dirige avec verve et intensité un des plus beaux ensembles baroques qu’il nous soit donné d’entendre de nos jours ».
Terminons ce survol des appréciations disponibles sur le net en soulignant la parution d’un très long et fort détaillé commentaire de Johan van Veen (2017) que l’on peut consulter sur son site « musica Dei donum ».
Comme à l’habitude van Veen décortique chacune des cantates et nous familiarise avec leur contenu. Suite à cet exercice le critique exprime plusieurs réserves quant à la prestation de Jaroussky et du Freiburg Barockorchester. Mais il constate que le contre-ténor en est à sa première incursion dans le répertoire en langue allemande et que «  le résultat est dans l’ensemble très bon. Sa prononciation de l’allemand est respectable mais certainement pas parfaite ». Johan van Veen écrit avoir « …tout spécialement apprécié la façon dont Jaroussky interprète les récitatifs ». Sa vaste expérience de l’opéra lui rend alors service. Son commentaire se termine sur une recommandation positive, notamment encore une fois grâce à l’interprétation des deux cantates de Telemann.

 

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