Keiser : Markuspassion

3760127222545

Revue de presse

Reinhard Keiser (1674-1739) : Passion selon Saint Marc / St. Mark Passion

Thomas E. Bauer (basse / bass) & Jan Kobow (ténor / tenor), Ensemble Jacques Moderne & Gli Incogniti, Joël Suhubiette & Amandine Beyer,
Label : Mirare Référence : MIR254  Code-barres / Barcode : 3760127222545

Une Passion selon Saint Marc voilà qui est plutôt rare. Une Passion selon Saint Marc (Markuspassion) par Reinhard Keiser (1674-1739) voilà qui est encore plus inhabituel. On connaît Keiser au disque, surtout pour son opéra Croesus (René Jacobs, Harmonia Mundi). Et pourtant il nous a laissé un nombre important de pièces lyriques (une centaine d’opéras), d’oratorios et de passions. On lui reconnaît maintenant la paternité d’une Brockes Passion longtemps attribuée à J.S. Bach. Sa Victoire de la fructueuse Pomone a été ressuscitée il y a quelques années sur le label CPO.

Cet enregistrement par l’Ensemble Jacques Moderne et les musiciens de Gli Incogniti d’Amandine Beyer a été très bien accueilli par la critique internationale. En particulier, Jean-Luc Macia (Diapason # 637 – été 2015) nous laisse savoir d’entrée de jeu que les trois autres versions gravées au disque sont laissées loin derrière par ce nouvel enregistrement. Le critique souligne la contribution d’Amandine Beyer et de ses Gli Incogniti, « le récit tout en ferveur de Jan Kobow ainsi que celle du Jésus de Thomas Bauer qui nous bouleverse ». Le disque se mérite un Diapason d’or. Chez Gramophone (07/2015) David Vickers fait montre d’un enthousiasme aussi manifeste que Macia pour l’ensemble des participants. Mais il se dit toutefois en désaccord avec l’attribution de l’oeuvre à Keiser. Pour ce critique cette Passion serait définitivement l’oeuvre de Friedrich Nicolaus Bruhns (ou Brauns) et aurait été composée à l’occasion de la Semaine Sainte de 1707 à Hambourg.
Chez Classica (# 173 -06/2015) Jérémie Bigorie rédige également une critique favorable, soulignant l’apport notoire des deux ensembles. Il note toutefois que si « … les voix ne sont pas les plus belles du monde (Stephan Van Dyck et David Eller), … le résultat surpasse la somme des parties grâce à la direction fédérative de Joël Suhubiette ». Le critique n’accorde par ailleurs qu’une note de 3 sur 5.

Sur la Toile on peut consulter cinq autres critiques toutes élogieuses. Brian Wilson (MusicWeb International -03/2015) trouve la production de Mirare très bien réussie. Les divers rôles sont bien tenus et la contribution de la soprano Anne Magouët dans « O Golgotha » (piste 19) est à souligner. Jérémie Bigorie (Classica) l’avait trouvée « émouvante ».

Dans son commentaire chez Musikzen (05/2015) Gérard Pangon semble vouloir attribuer pour sa part la paternité de l’oeuvre à Keiser: « … cette façon de faire et ce côté théâtral ne sont-ils justement des caractéristiques de … (ce) compositeur allemand avec une centaine d’opus à son actif? »
Chez ClassiqueNews.com (04/2015) l’enregistrement se mérite un ‘Clic’. Camille de Joyeuse rédige un très beau texte. Elle ne trouve que des mérites à cet enregistrement. « Choeur particulièrement vivant et palpitant ». « Évangéliste tendre et mordant ». « Chaque intervention des solistes s’y révèle juste au bon moment: (notamment air du Golgotha de la soprano Anne Magouët), avec hautbois obligé… ».

La critique de Viet-Linh Nguyen chez Muse Baroque (05/2015) est tout aussi jubilatoire (Muse du mois). Il passe en revue chacun des aspects de cette Passion, véritable « déploration théâtrale ». « L’oeuvre frappe par son ampleur, son inventivité, ses superbes climats ». Elle bénéficie d’une « direction lumineuse et urgente de Joël Suhubiette. Et « les Gli Incogniti font valoir leurs magnifiques cordes, une fluidité dans les articulations, une jubilation aussi qui forcent l’admiration ». À souligner encore une fois « … la noble intensité d’Anne Magouët, décidemment dans une forme superlative » et « … l’Évangéliste Jan Kobow, théâtral, articulé, déclamatoire ». Une critique en somme fort bien élaborée, bien rédigée, très détaillée et fort appréciative de cette oeuvre qui serait « …à ranger à côté des consoeurs de Bach et Telemann, à la place d’honneur ».
Finalement Johan van Veen nous propose un commentaire très élaboré et très bien documenté. Il aborde la question de la paternité de l’oeuvre et semble croire au final que Keiser en est bel et bien l’auteur. Selon lui il s’agit d’une oeuvre capitale, d’autant plus que Bach avait son auteur en très haute estime. Pour ce qui est de l’interprétation elle est de très haut niveau. « Jan Kobow est un Évangéliste éloquent et Thomas Bauer interprète le rôle de Jésus avec suffisamment d’émotion et sans exagération. Les arias sont interprétées de façon magistrale par Anne Magouët, David Erler et Stephan Van Dyk ». Van Veen ajoute: « Les deux ensembles coopèrent idéalement et ensemble ils réussissent à nous livrer une version quasi idéale de la Passion selon Saint Marc ».

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