Bach, J.S. Cantatas / Iestyn Davies

0034571281117

Revue de presse 

Johann Sebastian Bach (1685–1750) : Cantata BWV170 ‘Vergnügte Ruh, beliebte Seelenlust’, Cantata BWV54 ‘Widerstehe doch der Sünde’, Cantata BWV82 ‘Ich habe genug’
Sinfonia: Cantata BWV174, Cantata BWV52 ‘Falsche Welt, dir trau ich nicht’: Sinfonia
Iestyn Davies (contre-ténor / countertenor), Arcangelo, Jonathan Cohen, dir.
Hyperion  Référence : CDA68111 Code-barres / Barcode : 0034571281117

Chez Classicalacarte nous avons repéré neuf critiques provenant ssentiellement du milieu musical anglophone. Le CD semble être passé inaperçu pour le moment du côté francophone.
Jonathan Freeman-Atwood (Gramophone 01/2017) n’a que des éloges à formuler à l’endroit de cet enregistrement des trois cantates de Bach (BWV 170, BWV54 et BWV174). Selon lui la voix de Iestyn Davies se situe quelque part entre celle de Deller et de Scholl – tout en affichant « … une personnalité distincte et une belle ambition musicale ». Il est accompagné par l’ensemble Arcangelo placé sous l’habile direction de Jonathan Cohen. Et c’est précisément à ce niveau que se situe la « … principale vertu de cet enregistrement : une collaboration d’une perspicacité dénuée de tout sentiment, rassurante de par son intelligence et sa profonde sensitivité ». Le disque se mérite d’emblée un Editor’s Choice.
Anna Picard de BBC Music Magazine (01-2017) (Note de 4.5) met l’accent dans sa critique sur le message des cantates de Bach et découvre « … une interprétation pausée, sobre de la part de Davies ». Le ton de sa voix « … est riche et soutenu ». Elle souligne elle aussi la contribution d’Arcangelo « … dont les cordes produisent un son magnifiquement ferme ». En général, selon elle, le contre-ténor semble mettre surtout l’accent sur la beauté et le pathos plutôt que sur l’aspect dramatique.
Fiona Maddocks rédige un court mais fort élogieux commentaire pour le journal The Guardian (01/2017) (Note : 5). « Davies possède d’exceptionnelles qualités d’expressivité, maîtrisées à la perfection, sans excès ni indulgence et il est parfaitement accompagné par les instrumentistes solo d’Archangelo » »
John W. Baker rédige pour American Record Guide (05/2017) une critique comparative entre l’enregistrement de Davies pour Hyperion et celui Philippe Jaroussky pour Erato sorti quelques mois auparavant. Les cantates BWV82 et BWV170 sont interprétées par les deux contre-ténors sur leur CD respectif . Celui de Jaroussky comprend également deux cantates de Telemann. Baker se livre donc au jeu de la comparaison et exprime une légère préférence pour Iestyn Davies : « Les deux chanteurs nous offrent des performances remarquables, toutefois, je choisirais volontiers la performance de Davies comme version de référence pour ce qui ce qui est des versions pour alto de ces cantates » (BWV 82 et 170). Les deux enregistrements bénéficient d’un accompagnement musical de premier niveau dans les cantates. Mais selon Baker les musiciens de Cohen possèdent « … un son plus clair, plus spontané, apportant aux sinfonias une vivacité exemplaire »,

Sur la Toile nous disposons de plusieurs excellentes critiques toutes appréciatives de l’enregistrement. John Quinn rédige pour Music Web International (01/2017) une critique fort longue et très détaillée. Il effectue des comparaisons entre le travail de Iestyn Davies et celui de James Bowman (Hyperion 1988) ou avec celui de Janet Baker ou encore avec celui d’Andreas Scholl. Sa préférence va à Davies à chaque fois. En définitive, écrit-il : « Voici un disque Bach exceptionnel ». « Je n’ai jamais entendu Davies faire mieux que sur ce disque. Son chant est expressif, nuancé et possède beaucoup de style, sa voix charme l’oreille en tout temps. Il traduit de façon consistante le sens des paroles ». Quant à la contribution d’Arcangelo « … elle est exemplaire et sans faille », « … nous avons véritablement l’impression d’entendre de la musique de chambre ». Le disque se voit décerner la mention de « Recording of the month ». Le deuxième commentaire paru chez Music Web International (02/2017) est signé Curtis Rogers. Celui-ci souligne que ces trois cantates pour alto sont « … des véhicules idéaux pour la voix tranquille, méditative de Davies puisque les textes sont des réflexions basées sur la relation de l’âme au péché (BWV54), la résignation (BWV82) et la quête de l’unification avec Dieu (BWV170). Dans l’ensemble Curtis se dit très satisfait du travail de Davies tout en exprimant certaines réserves quant au jeu d’Arcangelo dans les sinfonias intercalées entre les trois cantates.
Sur leur blog respectif, Andrew Benson-Wilson et Robert Hugill (Note : 4.5) nous vantent les qualités vocales du contre-ténor britannique. Le premier s’applique surtout à nous convaincre que la voix de Davies correspond précisément à un type de voix – soit celle d’un garçon pré-adolescent qui à l’époque de Bach aurait eu entre 15 et 17 ans et qui grâce à sa formation au sein d’un chœur luthérien pouvait traduire « … les émotions complexes et les astuces musicales que Bach inventait ».
Robert Hugill se penche quant à lui sur chacune des cantates et conclue en ces termes : «… je doute que vous puissiez trouver une façon d’interpréter (ces cantates ) qui soit d’une beauté aussi émouvante que celle-ci ». Au sujet de Cohen et de l’ensemble Arcangelo on perçoit « … un véritable sens de la musique interprétée de façon communautaire et au final il s’agit bien d’une musique de chambre ».

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