Belshazzar

Revue de presse

George Frideric Haendel (1685-1759) : Belshazzar

Allan Clayton (Belshazzar), Rosemary Joshua (Nitocris), Caitlin Hulcup (Cyrus), Iestyn Davies (Daniel), Jonathan Lemalu (Gobrias), Les Arts Florissants, dir. William Christie.

Éditions Les Arts Florissants Catalogue no : AF001, Code-barres / Barcode : 3760138170972

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3760138170972

Une quinzaine d’articles ont été recensés et analysés pour ce premier opus du nouveau label que William Christie a tout bonnement appelé « Les Arts Florissants ». L’enregistrement connaît une trajectoire bizarre. Porté aux nues par la majorité des critiques il a toutefois été critiqué de façon plutôt acerbe par d’autres. Soulignons que Christie utilise une distribution de solistes essentiellement anglophone mais que son chœur est par ailleurs francophone.
Du côté de la presse écrite anglophone, tout baigne dans l’huile pour Christie. La critique que rédige David Vickers pour Gramophone (11/2013) est tout a fait appréciative, tant pour les solistes que pour le chœur. Selon lui cette version se compare très favorablement à celle de Trevor Pinnock (Archiv).
Anna Picard (BBC Music Magazine – Note : 5/5) est elle aussi enthousiasmée par l’enregistrement : « Voici un son d’orchestre d’une grandeur défiante, un chœur au chant expressif et sans inhibitions, une énergie comme s’il s’agissait d’une prestation en direct ».
John T. Hughes (International Record Review – 11/2013) se dit fort impressionné par la qualité des voix, la somptuosité du chœur. Il souligne en particulier la contribution de Iestyn Davies dans le rôle de Daniel : « … il est en pleine forme peu importe ce qu’il chante et quand il chante ». À la fin de son article, Hughes fait référence à l’enregistrement de Pinnock et nous suggère en fait de posséder les deux.
Chez Fanfare (37 :4 – 03-04/2014) Henry Fogel voit le tout sous un autre angle. Ce qui attire son attention c’est la vision qu’adopte Christie dans le cadre de cet « … enregistrement spectaculaire de l’un des grands oratorios de Handel ». Sa vision de l’œuvre l’amène à diriger de façon naturelle et continue, manifestant une préoccupation constante pour les aspects du texte sans aucun maniérisme… », « il met surtout l’emphase sur la beauté lyrique de la musique », ce qui nous procure en définitive « … une interprétation d’une très grande beauté, pleine d’énergie, deux qualités en parfait équilibre ». Des trois versions CD disponibles, Harnoncourt, Pinnock ou Christie, Fogel dit préférer cette dernière.

Le ton est tout autre dans la presse écrite francophone. Gaëtan Naulleau (Diapason # 618 – 11/2013) exprime beaucoup de réserves à l’endroit de l’enregistrement. Pour ce qui est des voix, il n’a pas apprécié les prestations d’Allan Clayton (Belshazzar) et de Caitlin Hulcup (Cyrus) mais admire par ailleurs celles de Iestyn Davies (Daniel) et de Rosemary Joshua (Nitocris). Il se montre tout particulièrement critique à l’endroit du chœur dont les voix « … apportent du caractère à une partition exigeante mais semblent souvent aux limites de leurs moyens ». Quant à l’orchestre « … somptueux dans l’Ouverture (noire, élancée, urgente), se contente ensuite d’une respiration large et d’une belle pâte moelleuse où les différentes idées se distinguent plus ou moins ». On croit deviner que Naulleau préfère la version DVD de René Jacobs. Son appréciation se limite à une timide note de 3.
On découvre une perception parfois contraire chez Jérémie Bigorie (Classica # 158, 12/2013). « Bravo au chœur », écrit-il, « modelé d’une main experte par William Christie » Déception : « … le Daniel évanescent de Iestyn Davies et le Cyrus trop faible de Caitlin Hulcup… ». Une réalisation qui se mérite de nouveau une timide note de 3.
Philippe Gelinaud (Opéra Magazine – #90 – 12/2013) ne déborde pas d’enthousiasme lui non plus pour « … cette parution, ô combien sympathique… ». Selon lui : « L’enregistrement confirme la musicalité des interprètes, mais ne dément pas vraiment la relative monotonie de l’interprétation ». Somme toute, une critique plutôt en surface qui accorde néanmoins une note de 4 à l’enregistrement.
Il faut lire sur la Toile la critique dévastatrice d’Olivier Rouvière (L’Avant-Scène Opéra 10/2013) concernant le travail de Christie et des ses collaborateurs. Quelques citations…
« L’aimable Christie… achoppe sur cette terrible fresque biblique… », « … sa direction … se refuse à cet élan fermement ancré dans la terre et portant vers l’horizon…, à cette tension … (pouvant) donner vie aux saisissants récits accompagnés dont regorge cette partition… ». Et encore : « Le chœur lui-même, tant sollicité ici, sonne pâteux, presque trop lourd… ». « Côté personnages, on n’est guère mieux servi… », etc. etc. Et au bout du compte, une piètre note de 1.
Cette perception est très nettement contrebalancée par celle que nous offre Carter Chris-Humphrey chez ClassiqueNews (10/2013). Selon ce dernier, « … les protagonistes réalisent une très fine caractérisation de chaque profil individuel. Côté chœurs, selon le rôle qui leur est dévolu, ils « … n’ont jamais eté plus animés, imprécateurs ou acteurs enivrés, guerriers ou captifs persécutés… ». Ces chanteurs « … n’ont jamais semblé plus inspirés et mieux chantants, portés par la force des images et le sens spirituel du texte ». Nous assistons selon ce critique à « … du très grand art et de la part de William Christie, une vision géniale sur l’articulation du texte ». Il n’a que des éloges à l’endroit des principaux protagonistes : « du grand art » chez Iestyn Davies, Rosemary Joshua (« portrait ardent et très fin … de Nitocris ») ou encore d’Alan Clayton (« prodigieux en Belshazzar »). Pour Chris-Humphrey, ce nouvel enregistrement de Belshazzar devient « … la nouvelle référence de l’œuvre ».
François Lafon y va d’un court mais très efficace commentaire pour Musikzen : « … William Christie trouve la clé de l’œuvre en cultivant le non-dit… » avec ses Arts Florissants. « Un beau premier opus pour le nouveau label… ».
Lee Passarella (Audiophile Audition – 01/2014) est lui aussi convaincu par les prestations de Davies en Daniel, de Rosemary Joshua en Nitocris et de Caitlin Hulcup en Cyrus. Il trouve de plus la contribution du chœur excellente ainsi que celle de l’orchestre. « Cette lecture éclatante est un succès sur tous les plans… ». L’enregistrement se mérite une note de 5 et prend la tête du peloton parmi les enregistrements CD.
En terminant cette revue des critiques il convient de souligner la qualité toute particulière d’un article très complet et très bien documenté « posté » par Robert Hugill sur son blog. Ce chroniqueur endosse totalement la vision de Christie et de ses Arts Florissants. « Il s’agit, écrit-il, d’ne performance tout à fait à leur image, chaque détail étant méticuleusement pensé et étudié, à partir des notes elles-mêmes, jusqu’aux interprétations. Il faut reconnaître le génie de Christie qui parvient à créer un résultat dramatique si intense qui fonctionne brillamment à tous les niveaux ». Hugill conclut : « Cette interprétation possède une vie théâtrale, est heureusement dénuée de perversité, et est profondément engageante ». Qu’ajouter de plus ?

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les consulter dans la section « Recensement de novembre – 2013 »

 

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