Niobe Regina di Teba

Agostino Steffani (1653-1728) : Niobe, regina di Tebe

Karina Gauvin (Niobe), Philippe Jaroussky (Anfione), Amanda Forsythe (Manto), Aaron Sheehan (Clearte), Terry Wey (Creonte), Jesse Blumberg (Poliferno), Colin Balzer (Tiberino) & José Lemos (Nerea)
Boston Early Music Festival Orchestra, Paul O’Dette & Stephen Stubbs, dir.

Label : Erato Catalogue no. : 2564634354  Code-barres / Barcode : 0825646343546

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Revue de presse
Cet enregistrement de l’opéra d’Agostino Steffani (1653-1728)  – Niobe, Regina di Teba, d’abord présenté en 2011 au Early Music Festival de Boston et repris ensuite en Europe au cours de 2013 a fait l’objet d’une captation en studio à Bremen. L’enregistrement a été porté aux nues par de nombreux critiques. Nous avons recensé plus d’une quinzaine de critiques en français, en anglais et en allemand. Les magazines britannique Gramophone (03/2015) et le français Diapason lui ont attribué leur plus haute distinction. Gramophone lui décerne un Editor’s Choice en plus de proclamer l’enregistrement disque du mois de mars 2015. Il s’agit véritablement, écrit David Vickers d’un «  … courant d’air frais vital » dans le monde de la musique ancienne, d’autant plus qu’il nous fait apprécier davantage « … les nombreuses qualités de ce compositeur outrageusement négligé ». Cet opéra créé à Munich en 1688 a refait surface d’abord en 2008 à Schwetzingen, puis à Covent Garden en 2010 (production enregistrée en CD et DVD par Opus Arts). La production de Boston qui nous est offerte par Erato est une version de concert dirigée conjointement par Stephen Stubbs et Paul O’Dette qui selon Vickers constitue « … un testament exemplaire d’excellence musicale de la part de tous les participants » et représente « … un tournant décisif dans la réhabilitation bien mérités de  Steffani ».
Sophie Roughol chez Diapason écrit qu’il s’agit d’une « … captation soignée (en studio) (qui) rend justice à une merveille, jalon essentiel du chemin qui mène à l’opéra vénitien … au seria ». Elle n’a que des éloges pour Philippe Jaroussky (Anfione) : « Le contre-ténor est au zénith, rendu à une état de grâce inné et maîtrisé », et elle ajoute : « Jaroussky nous subjugue ». Au sujet de Karina Gauvin elle écrit : « … en grande voix, (elle) marie le fer et le miel de l’arrogante Niobe ». L’enregistrement se mérite, on l’aura deviné, un Diapason d’or.
Anna Picard de BBC Music Magazine (03/2015) attribue une note de 4 sur 5 et applaudit elle aussi aux prestations de Jaroussky et Gauvin. C’est surtout cette dernière qui retient son attention « … par son magnifique (et) onctueux soprano qui s’enflamme dans la furie et l’angoisse du troisième acte ».
Tim Ashley semble être le seul à bouder quelque peu son plaisir. Son court commentaire dans le quotidien britannique « The Guardian » (Note de 3/5) critique ce qui lui paraît être un manque « …d’élan et de sûreté » de la direction de Stubbs et O’Dette.
Chez Classica ( # 169 – 02/2015), Luca Dupont-Spirio, se limite à une note de 4/5 et exprime quelques réserves. Il perçoit chez Jaroussky, « … une inspiration peu prodigue de contrastes, qui semble se reposer sur l’instrument vocal plus qu’elle n’investit le personnage ». Quant à Gauvin, « … elle convainc plus difficilement dans le registre autoritaire de la reine orgueilleuse ».
Par ailleurs Opéra Magazine ( # 102 – 01/2015) réserve un coup de cœur à cette réalisation et une note de 5. Thierry Guyenne est également d’avis que « Karina Gauvin fait merveille en Niobe », mais émet certaines réserves quant à la prestation de Jaroussky : « Les passages les plus dramatiques… l’éprouvent quelque peu, avec un grave faible et quelques aigus pointus ». Il aurait préféré Franco Fagioli dans ce rôle. Il conclue toutefois en des termes élogieux : « L’élégance du Boston Early Music Festival Orchestra… parachève le réussite d’ensemble ».
Graham Lock rédige pour le magazine britannique Early Music Today une critique consacrée aux deux enregistrements de Niobe parus récemment, celui du Boston Early Music Festival et celui réalisé en 2011 à Covent Garden par le Balthazar-Neumann Ensemble. Sa préférence va nettement à l’enregistrement Jaroussky-Gauvin (studio) versus Laszczkowsky-Gens (live). Cette dernière version est d’ailleurs amputée d’environ soixante minutes de musique.

Deux critiques remarquables et très étoffées sont parues dans le magazine américain Fanfare sous la plume de Lynn René Bayley (07/2015) et Barry Brenesal (11/2015).
Madame Bayley rédige un très long article extrêmement bien documenté qui situe l’opéra de Steffani dans son contexte historique. Présentée pour la première fois à Munich en 1688, l’œuvre est contemporaine des compositions de Purcell pour le théâtre et pourtant l’intrigue et l’orchestration sont nettement plus développées. Steffani précède et annonce ceux qui nous émerveillerons par la suite… Handel, Vivaldi… Le tout (musique, danse, chant, effets scéniques) correspondait aux goûts du public d’alors. « Cet enregistrement est intéressant et stimulant du début à la fin ». « Les vedettes, Jaroussky et Gauvin, sont tout à fait à la hauteur de nos attentes, mais ils n’écrasent par les autres membres de la production qui également chantent fort bien ». La recommandation de Lyne René Bayley est claire : « … voici une œuvre extrêmement surprenante et intéressante, magnifiquement interprétée et chantée ».
Barry Brenesal, toujours pour Fanfare, déplore le manque d’intérêt pour la production théâtrale de Steffani qui aurait composé plus de douze opéras. Il affirme que ce qui a été enregistré est de piètre qualité, mais ne mentionne toutefois pas la parution récente de Niobe chez Opus Arte. D’autre part il rédige un très long article comprenant un résumé exhaustif de l’intrigue et consacre tout un paragraphe à défendre les mérites de l’écriture de Steffani. Il n’a que des éloges à son tour pour Jaroussky qui « … nous livre le plus bel exemple de bel canto que l’on puisse imaginer ». Quant à Karina Gauvin, elle possède selon lui « … une voix aussi éclatante qu’un diamant ». Il va même jusqu’à la comparer à une Lady Macbeth grecque dans son rôle de Niobe. Le critique souligne finalement la contribution des co-directeurs O’Dette et Stubbs puis met en évidence l’excellence de l’orchestre du Boston Early Music Festival sous la direction de Robert Mealy.

Sur la Toile, Niobe Regina di Tebe reçoit des notes parfaites de L’Avant-Scène Opéra (Révérence), ClassiqueNews.com (Clic), Rondo Magazine (5), Classics Today (USA) ( 10/ 10),  Musikzen (Soleil), ainsi que des commentaires très élogieux de Muse Baroque et Opera News (édition numérique).

Robert Levine (ClassicsToday), comme bien d’autres, est subjugué par la qualité des prestations de Jaroussky et Gauvin. L’opéra de Steffani n’est par a priori un « chef-d’œuvre (récemment) redécouvert » mais, selon lui, les vingt dernières minutes « … pourraient nous inciter à croire que Steffani est un génie ».

Benjamin Ballifh rédige pour ClassiqueNews une critique très appréciative : « Les couleurs vives et chatoyantes de l’orchestre emmenée par le luthiste Paul O’Dette et son comparse Stephens Stubbs », « … le sens des nuances et cet abandon à la sensualité d’essence vénitienne offrent une résurrection de Niobe particulièrement réussie ». « Superbe révélation ».

Jean-Charles Hoffelé est tout particulièrement emballé par l’écriture musicale de Steffani et « … sa fabuleuse mécanique théâtrale : issue de l’opéra vénitien, emplie d’un merveilleux volé à la tragédie lyrique selon Lully, elle annonce l’âge d’or du seria avec un luxe dans l’écriture virtuose, que ce soit pour les instrumentistes ou les chanteurs, doublé d’une inépuisable veine poétique ». C’est un article à lire sans faute.. (L’Avant-Scène Opéra – 02/2015).

Bruno Maury rédige pour Muse Baroque un commentaire très exhaustif. Il analyse judicieusement chacun des aspects de la production à commencer par le compositeur Steffani qu’il situe bien dans le contexte historique de la fin du XVIIe siècle. Il aborde ensuite le travail de reconstitution effectué par l’équipe de Boston et souligne la brillante contribution à la direction de Stubbs et O’Dette. Il souligne, en passant, « … la délicate intervention de l’Ensemble des Violes à l’Acte I » et « la brillante chacone finale de l’Acte III ». Maury n’a que des commentaires élogieux à l’endroit de Gauvin et Jaroussky. Il en va de même pour chacun des autres artistes défendant des rôles secondaires. Son verdict est clair et invitant : « On se réjouira… sans réserve de ce superbe opus, désormais indispensable dans toute bonne discothèque baroque… ».
Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les  consulter (plus d’une quinzaine) dans la section « Recensement de février – 2015 ».

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