Pergolesi : Septem verba a Christo

Revue de presse

Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736)  : Septem verba a Christo.
Sophie Karthäuser (soprano), Christophe Dumaux (alto), Julien Behr (ténor), Konstantin Wolff (basse), Akademie für Alte Musik Berlin, René Jacobs, direction. Label : Harmonia Mundi Référence : HMC902155, Code-barres / Barco
de : 3149020215524 

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3149020215524La paternité de l’oratorio « Septem verba a Christo in cruce moriente prolata » (Les Sept Paroles du Christ expirant sur la croix) paraît toujours douteuse. On voudrait croire, on aimerait croire qu’il s’agit d’une composition de Giovanni Battista Pergolesi possiblement composée entre 1730 et 1736. Rappelons-nous que ce dernier est décédé à l’âge de 26 ans et que pendant longtemps on lui a attribué jusqu’à 150 compositions !

Nous ne disposons toujours pas de preuve formelle. René Jacobs, dans son excellent texte de présentation écrit : « Je suis … disposé à croire, en vertu notamment des arguments stylistiques (avancés par Reinhard Fehling, l’éditeur des Septem Verba) que cet oratorio a été correctement attribué à Pergolèse ». Restons en là pour l’instant.
On se trouve en présence d’un enregistrement qui aurait dû susciter énormément plus d’enthousiasme de la part de la critique internationale (premier enregistrement, première publication d’une œuvre composée au 18ème siècle, et en plus, par un certain Signor Pergolesi…). Les réactions sont généralement positives mais nullement élégiaques. Et pourtant on ne trouve aucune faille majeure à l’enregistrement que réalisent René Jacobs, l’Akademie für Alte Musik Berlin, une brochette d’excellents solistes et Harmonia Mundi.
Chez Diapason (#612, 04/2013), nous avons droit à une critique bien élogieuse de la part de Bernard Schreudeurs qui souligne le travail méritoire de Jacobs qui « … sait révéler, à la tête des forces berlinoises, la variété dramatique de l’œuvre et magnifie la théâtralité des tableaux les plus saisissants ». Quant aux interprètes vocaux, le critique écrit d’eux : « Autour du Christ de Konstantin Wolff, désarmant d’humanité, Sophie Karthaüser, Christophe Dumaux et Julien Behr traduisent avec une éloquence remarquable les élans d’une âme inquiète et fervente ». Et malgré tous ces commentaires, le disque se mérite seulement une note de 4 diapasons !

Chez Classica (#151, 04/2013), Bertrand Dermoncourt écrit laconiquement : « … tout cela s’écoute avec attention…, notamment grâce aux interprètes, à la délicatesse de Sophie Karthaüser ou à la souplesse de Julien Behr, soutenus par l’Akademie für Alte Musik Berlin à son meilleur ici. Comme toujours, René Jacobs assure la cohérence et scrute la partition dans ses moindres détails ». Encore une fois, une note de 4 !

Chez Opera Magazine (#85, 06/2013), on est encore plus frileux. Romain Feist trouve à redire de la prestation de la basse Konstantin Wolff  qui « … pose problème du fait d’une intonation trop souvent incertaine et surtout, d’une difficulté manifeste à maîtriser l’exécution des coloratures, qui fleurissent un peu partout dans la pièce. Ce critique trouve que nous avons tout simplement ici « … une découverte intéressante… » et il attribue une note de 3.

Chez les Anglais, on ne donne généralement pas de note, sauf chez BBC Music Magazine. Kate Bolton s’enthousiasme pour cette réalisation (note de 5) et souligne que « … René Jacobs dépeint un climat de concentration passionnée mettant en relief le drame quasi « opératique » et les effets en clair-obscur qui reflètent de façon si poignante la transition entre vie et mort ».

David Vickers écrit pour Gramophone (05/2013) : « Fascinating stuff, whoever composed it » (En tout point fascinant, quelqu’en soit le compositeur). Pour lui, les quatre solistes sont excellents de même que l’Academie für Alte Musik Berlin.
C’est Simon Heighes d’International Record Review (04/2013) qui rédige l’article le plus élaboré et le plus intéressant. Il nous fait une mise en garde fort judicieuse. Selon lui, il ne faut en aucune façon comparer les « Septem verba » au « Stabat Mater Mater » car « … la musique est moins charmante d’un point de vue mélodique mais elle nous interpelle davantage du point de vue dramatique ». Ce qui rend cet enregistrement si intéressant à ses yeux « … c’est l’extraordinaire instrumentation et la richesse expressive des accompagnements qui apportent toute sa couleur et son attrait dramatique aux arias du Christ ». René Jacobs, écrit Simon Heighes, « … nous donne une performance qui profite de chaque opportunité pour accentuer l’effet dramatique… » à tel point que « … par moment la musique semble ‘surdramatisée’ … comme si une telle approche nerveuse … semblait requise pour soutenir notre attention ». Nous sommes en présence d’une importante découverte interprétée d’une façon intensément dramatique ».

Chez Fanfare #36 :6, 07-08/2013), J.F. Weber signe un court article dans lequel il souligne la qualité des quatre solistes « … (who) do justice to this music ». Celui qui retient d’avantage son attention est le ténor Julien Behr qui selon Weber « … is highly accomplished, with a warm voice and an intelligent projection of the texts… ». Un chanteur dont on entendra parler sous peu…

Sur la Toile, c’est Steven Ritter qui rédige la critique la plus chaleureuse. « Je suis d’accord, écrit-il, avec Scherchen. Cet oratorio… est une trouvaille extraordinaire, superbement ciselée et tout simplement splendide (gorgeous) à écouter… Il faut reconnaître ici le mérite de René Jacobs qui nous la fait découvrir par cet enregistrement – fortement recommandé tant pour la musique que le son et l’interprétation ». (Note de 5).

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les  consulter dans la section « Recensement – Avril 2013 ».

 

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