Monteverdi, Claudio : Les Vêpres – The Vespers

REVUE DE PRESSE ~~ PRESS REVIEW

Claudio Monterverdi (1567-1643) : Vespri solenni per la festa di San Marco,  Concerto Italiano – Rinaldo Alessandrini, direction, Naïve, OP30557 Code-barres / Barcode : 0709861305575

Click the « Translator tool » button to translate this blog into the language of your choice.
Cliquez le bouton « Outil de traduction » pour traduire ce blog dans la langue de votre choix.

0709861305575Rarement a-t-on vu   enregistrement recevoir autant de commentaires qui vont du plus positif au très négatif. Nous en avons recensé une bonne quinzaine.
Il s’agit ici d’une reconstitution tout à fait hypothétique d’une célébration religieuse élaborée autour de la fête de saint Marc, l’un des évangélistes, et qui est célébrée à Venise le 25 avril. L’enregistrement des diverses pièces d’inspiration religieuse a été réalisé toutefois en la basilique Santa Barbara de Mantoue.
David Vickers du magazine britannique Gramophone (09/2014) a été fortement impressionné par cette réalisation du Concerto Italiano placé sous la direction de Rinaldo Alessandrini. Le disque a reçu la plus haute mention du magazine, soit un « Editor’s Choice », et a été proclamé disque du mois du numéro annuel consacré aux « Awards » de Gramophone. Le critique met en évidence dans son commentaire « l’acoustique résonnante mais néanmoins superbement transparente du lieu d’enregistrement qui selon lui tisse sa magie renversante autour des voix et des instrumentistes de grand talent du Concerto Italiano qui négocient habilement leur passage à travers la grandeur, l’intimité, la dramaturgie et la subtilité du texte qu’exige cette musique ». Quant au DVD qui accompagne le disque, David Vickers est d’avis qu’il présente peu d’intérêt si ce n’est de nous faire visiter le palais ducal de Mantoue.
Simon Heighes d’International Record Review (11/2014) émet un avis tout a l’opposé en ce qui a trait au DVD qu’il trouve extrêmement utile notamment pour les explications concernant la basilique et « … son acoustique  parfaite … et son effet d’écho très particulier qui fait de cette musique complexe convaincante et détaillée mais néanmoins magnifiquement sonore ». Le jeu des instrumentistes est tout bonnement superbe selon Heighes et « … la qualité sonore de l’enregistrement   est riche, l’équilibre entre les forces vocales et instrumentales est absolument idéal, grâce en partie à l’acoustique extraordinaire du lieu. » Après avoir fréquenté Monteverdi pendant plus de trente ans on peut dire du Concerto Italiano qu’ils ont « Monteverdi dans le sang ». L’appréciation de Simon Heighes est sans réserve et est des plus favorables.
Nous n’avons pu retracer de critique en provenance du BBC Music Magazine.
La presse écrite britannique souligne également de façon très positive l’arrivée de cet enregistrement et du DVD qui l’accompagne. Pour Geoffrey Norris du « Telegraph » (10/2014) tout est superbe – qualité sonore, exécution vocale, accompagnement instrumental. Cet enregistrement se mérite la mention « superlatif » avec une note de 5/5.
Andrew Clements du « Guardian » (07/2014) rédige un court commentaire qui se conclue en ces termes : « C’est un vrai délice, intelligemment conçu et exécuté de façon impeccable » – note de 4/5.
C’est Jerome F. Weber qui rédige la critique pour le magazine américain Fanfare (38 :3 –01-02/2015). Il recommande d’emblée cet enregistrement d’Alessandrini. Son texte consacré aux aspects musicaux est plutôt superficiel, se contentant de nous dire que « … les voix et les instrumentistes sont superbes et que l’acoustique de la basilique est rendu très efficacement ». Par ailleurs Weber se félicite de pouvoir disposer du DVD offert en bonus. Au plan musical, on nous y donne le Magnificat, ce qui nous montre les musiciens évidemment mais nous fait également découvrir cette splendide basilique, là même où furent entendues pour la première fois les « Vêpres » en 1610.

Du côté de l’Hexagone, Jérémie Bigorie du magazine Classica (07-08/2014) nous livre un commentaire très appréciatif du travail d’Alessandrini et de ses musiciens. Il souligne qu’il s’agit d’une « … approche plus madrigalesque que chorale… soucieuse de creuser la sémantique du texte, (qui) se trouve assouplie par l’acoustique généreuse du lieu ». Selon Bigorie, « … la lecture d’une grande limpidité qu’offre le Concerto Italiano demeure exemplaire (notamment) le style ad hoc des instrumentistes … tour à tout lascif, énergique ou élégiaque. » L’enregistrement se mérite une note de 4.
Chez Diapason (09/2014), le ton est tout autre. En fait Denis Morrier trouve peu de mérite à ces « Vespri solenni per la festa di San Marco ». Sa liste d’ambiguïtés « gênantes » est plutôt longue. En fait, Morrier reproche à Alessandrini son approche jubilatoire et son « emphase impressionnante ». Son jugement est sans appel : « Alessandrini, maître orfèvre du madrigal montéverdien, a   (selon lui) pris le parti d’aborder sa musique sacrée sous un angle tout autre. Il en impose souvent, sans convaincre toujours ». Pas un mot sur le DVD accompagnant le disque. Diapason accorde une note de 4.

C’est sur la Toile que nous pouvons lire les commentaires les plus intéressants à propos de cet enregistrement. Simon Thompson de MusicWeb n’a que des éloges pour le travail d’Alessandrini et de ses musiciens. « Alessandrini, écrit-il, révèle son habileté avec cette musique et lui donne vie en recréant tout l’atmosphère qui convient ». Thompson juge superflu le DVD bonus qui selon lui n’apporte rien de plus à cette réalisation qui a été classée dans la catégorie « Disque du mois » (09/14) par ce webzine.
Sur son blog, Robert Hugill vante pour sa part les mérites du disque de même que du DVD l’accompagnant (Note de 5/5). À son avis, il s’agit « d’un disque hautement engageant et intelligent. Selon leur habitude, Alessandrini et ses collaborateurs combinent de superbes qualités de musiciens avec une approche musicologique et un sens de l’engagement remarquable faisant de l’écoute de cet enregistrement une expérience unique ».
Autre « bloggeur » intéressant, Bruce Reader (« The Classical Reviewer ») rédige une analyse exhaustive de chacune des pièces retenues pour ces Vêpres « imaginaires ». Selon ce critique, nous avons là une « excellente réalisation de la part de Rinaldo Alessandrini et de son génial Concerto Italiano. Recommandé avec beaucoup d’enthousiasme.
Sur le site d’ « Amazon UK », on peut lire cet autre commentaire stimulant rédigé par un collaborateur assidu de la plate-forme. Stephen Midgley souligne la qualité et l’intérêt exceptionnels des intermèdes musicaux choisis par Alessandrini. Il se dit également très appréciatif du DVD qui accompagne l’enregistrement. Son commentaire est accompagné d’une note de 5.
Finalement, mentionnons les deux commentaires vraiment discordants que nous avons recensés. L’appréciation de Gérard Pangon pour « Musikzen » sème le doute mais n’explique rien. Lucas Irom rédige pour « ClassiqueNews » (08/2014) une critique extrêmement négative de ce « Vespro » à San Marco : « Trop sage, écrit-il »… le chef italien …. manque singulièrement de passion. «  « Tout paraît si sage et cadré, comme contraint et petit. » « Trop retenu, trop mécanique, trop étroit voire raide. Que tout cela manque de respiration, d’élans de vertige ». Citons encore ce critique : « Toute la musique vénitienne de Monteverdi doit respirer en un souffle de libération, de transcendance recouvrée de façon inopinée et donc miraculeuse quand il est nommé à Venise ! ».

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les  consulter dans la section
« RECENSEMENT – SEPTEMBRE 2014 »

REVUE DE PRESSE ~~ PRESS REVIEW

Claudio Monteverdi, « Vespro della beata Vergine » (1610), L’Arpeggiata, dir. Christina Pluhar, Virgin 64199429, Code-barres / Barcode: 5099964199429


5099964199429Voici un des enregistrements des Vespro de Claudio Monteverdi qui a provoqué beaucoup de réactions, pour ne pas dire d’émoi. Les uns l’ont porté aux nues, les autres l’ont pourfendu allègrement. Il faut lire toutes les critiques recensées sur Classic @ la Carte pour se rendre compte de la diversité des opinions. La revue britannique Gramophone en fait l’un de ses  « Editor’s choice » pour le mois de mai 2011. On y écrit : « Voici une version des Vêpres tout à fait radicale et différente et qui fonctionne à merveille. Cela fonctionne parce qu’on y saisit  plusieurs des forces glorieuses de cette œuvre célèbre sous un angle nouveau… »

BBC Music Magazine lui accorde 4 étoiles. On y lit : « … this is a fine non-liturgical approach on original instruments » («… une bonne interprétation non liturgique sur instruments d’époque »). ClassiqueNews ne tarit pas d’éloges à l’endroit de “cette vision nouvelle des Vêpres ». Elvire James écrit : « … c’est moins les fastes et la résonance strictement liturgique qui s’imposent que l’articulation du… concert ». Elle poursuit plus loin : « Ce Vespro regarderait-il du côté de l’Orfeo et des fastes princiers de Mantoue ? D’autant que les effets d’écho rappellent manifestement le premier opéra du Maître, de trois années antérieures au Vespro. » James défend fort bien l’approche adoptée par Christina Pluhar. Pour elle « … le Vespro sait exprimer une ardent prière, celle d’un être exceptionnel. C’est peut-être cette part pleinement humaine et investie que nous révèle  avec un brio indiscutable Christina Pluhar aujourd’hui. … » « … la fondatrice (de l’Arpegiatta) et théorbiste nous enchante dans un programme qu’elle sert avec sincérité et vérité. »

Les critiques de Diapason et de Classica semblent s’accorder sur leur perception de ce Vespro. Pour Sylvain Glasser de Classica (# 131), il s’agit « … d’une version qui déçoit …», la principale raison étant le « … le manque d’intériorité. » De son côté, Denis Morier écrit dans Diapason (# 589), « … les tempos (surtout rapides) et les caractères (rarement intérieurs) imprimés par Christina Pluhar laissent perplexes. » Le principal grief pour Glasser est « … l’absence de lisibilité des pupitres et de transparence entre les parties vocales et instrumentales ». Denis Morier constate que « … les voix se révèlent peu séduisantes, tant dans les polyphonies qui manquent d’homogénéité et de lisibilité, que dans certains motets de solistes. »
Pour l’un comme pour l’autre, les versions de référence demeurent celles de Savall (en premier lieu) de Suzuki, Gardiner, Alessandrini.

Mais qui donc voudrait se limiter à une seule version de cette œuvre magistrale ? Pour une vision s’apparentant davantage à celle de Pluhar (style orchestre de chambre),  Anthony Pryer de BBC Magazine nous réfère à celles de la Petite Bande (dir. Sigiswald  Kuijken)  et à celle des Scholars Baroque Ensemble chez Naxos.

En terminant, mentionnons que la critique que Fanfare nous fournit de cette interprétation est ce qu’il y a de plus superficiel dans son numéro de septembre/octobre 2011. Tout en comparant, comme il le fait souvent, les « 12,012 versions ! » qu’il a en sa possession,  Jérome F. Weber concentre toute son attention sur la vitesse d’exécution de l’un et l’autre interprète. « Rushing through the work is not the only problem with this performance. The players are fussy, while the singers are not fussy enough with their phrasing.” Que signifie ici l’expression “fussy” ? On vous laisse deviner….

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les  consulter dans la section
« Récompenses/Awards – 2011 ».

Traduction
Traduction / Translation

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s