Bach, J.S.: Passion selon Saint Jean

Revue de presse

Johann Sebastian Bach, Passion selon St. Jean, St John Passion, Orchestra of the Age of Enlightenment, dir. Stephen Layton, Hyperion, CDA67901/2 Code-barres / Barcode:  0034571179018

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 0034571179018Trois versions de la « Passion selon St.Jean » de J.S. Bach en peu de temps. Nous sommes vraiment choyés.

Celle de John Butt a reçu de chaleureux éloges de la part des critiques anglophones (Gramophone : Editor’s Choice, BBC Magazine : 4/5, Opera News, International Record Review, etc.). Celle de Gary Graden pour le label Proprius n’a pas soulevé trop d’enthousiasme.
Et voici maintenant la version de Stephen Layton et de son Orchestra of the Age of Enlightenment en compagnie de l’ensemble choral Polyphony. C’est Jonathan Freeman-Atwwod de Gramophone (05/2013) qui propose la critique la plus élogieuse. « Cette nouvelle St. John exceptionnelle est sans nul doute la plus accomplie qu’il nous sera donné d’entendre » écrit-il. Il est emballé par le rendu du chœur et souligne la qualité des solistes qu’il qualifie « d’exceptionnels ». Il souligne également les grands mérites à la fois de Nicholas Mulroy dans le rôle de l’Évangéliste et de Ian Bostridge dans celui de Jesus « … nous livrant chaque nuance de chaque mot ». La version de Layton est caractérisée par « … son emprise globale et sa compréhension de la tension dramatique qui se joue dans la St.Jean, notamment dans sa façon de contrôler et de relâcher cette tension… ». Quant aux musiciens, selon le critique, ils sont « … sans faille » (strikingly accomplished forces).

Marc Rochester (International Record Review (03/2013) écrit que « … Stephen Layton nous offre une interprétation intelligemment conçue, magnifiquement chantée par une belle équipe de solistes et par le toujours fiable groupe Polyphony, superbement accompagné par l’Orchestra of the Age of Enlightenment… ». Les deux récitants sont également louangés par Rochester. Dans les rôles chantés, il souligne lui-aussi la participation de Ian Bostridge. Sa conclusion est qu’il s’agit d’un enregistrement à placer très haut parmi les

meilleures versions.
Chez  BBC Music Magazine (04/2013), Paul Riley accorde des notes de 4/5 (interprétation et technique) à l’enregistrement et se dit beaucoup impressionné par la prestations « sublime » de Iestyn Davies dans « Es ist volbracht ». De plus, les deux arias de Carolyn Sampson sont « sans prix » (priceless).
Du côté américain, George Chien est moins enthousiaste que ses collègues britanniques. Même s’il ne trouve pas de défaut à cette version, il conclue sa courte analyse en ces termes : « C’est un bon enregistrement valant la peine d’être écouté, mais auquel je ne retournerai pas fréquemment » !

Soulignons que nous disposons sur la Toile de deux excellentes critiques (en

anglais) très favorables à l’interprétation de Layton. John Quinn se montre fort élogieux chez MusicWeb International. Tout mérite d’être salué : le chœur, les récitants, les solistes, l’orchestre et évidemment l’habile direction de Layton. Cette interprétation se place désormais au premier rang parmi les meilleures. Il en va de même pour Stephen Ritter (Audiophile Audition – 5*).

De France, nous pouvons lire des critiques qui font contraste avec celles précédemment mentionnées. Philippe Venturini (Classica # 152 – 05/2013) note plutôt sévèrement la version Layton (Note de 3/5) alors qu’il se montre très appréciatif de l’ensemble de la réalisation orchestrale et chorale. Pour ce qui est des solistes, il trouve Iestyn Davies « un peu affecté »  et Mulroy « à bout de voix », mais par ailleurs nous avons en Ian Bostridge «  un diseur fabuleux, maître des virgules et des inflexions de voix ».

C’est précisément l’inverse que constate Gaëtan Naulleau (Diapason # 613 – 05/2013). Ian Bostridge, dans son rôle d’Évangéliste, « … ramène tout à sa petite émotion, louche sur chaque mot, grimace partout des intentions, respire sans cesse, etc. ». En somme une critique acerbe des solistes et de l’orchestre, mais nous sommes quand même en présence d’un « chœur magistral » ! (Note de 3/5)

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les  consulter dans la section « Récompenses/Awards – 2013 ».


Revue de presse

Johann Sebastian Bach, Passion selon St. Jean, St John Passion, Dunedin Consort, dir. John Butt, Linn CKD419
Code-barres / Barcode:  0691062041928

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0691062041928John Butt et le Dunedin Consort nous proposent une reconstitution de la liturgie pour le vendredi saint, telle que l’ont peut-être « vécue » et « entendue » les fidèles de foi luthérienne à Leipzig, entre 1720 et 1749. Il s’agit d’une vision « idéalisée » comprenant de nombreuses autres pièces (chorale et orgue). La Passion à proprement parler occupe les plages 3 à 23 du premier CD et les plages 26 à 36 du deuxième.
L’accueil réservé à cette production du côté anglophone a été des plus chaleureux. Gramophone (03/2013) décerne un « Editor’s Choice ». Lindsay Kemp considère que cette « Passion » a tout à gagner à être interprétée par un petit ensemble, tel le Dunedin Consort. Kemp apprécie notamment la contribution des récitants, Nicholas Mulroy (Évangéliste) et Matthew Brook (Jésus) de même que leur prestation dans les parties chantée. Quant à Joanne Lunn et Clare Wilkinson, elles sont impeccables. Quant aux éléments faisant partie de la célébration liturgique, le critique est d’avis que loin de diluer le message de l’œuvre ils contribuent à l’intensifier. L’ensemble de la reconstitution nous met en présence de divers groupes de chanteurs qui sont tous de haut calibre, l’objectif étant d’en faire une célébration de nature « communautaire ». Le tout est bien fait et absolument bien réussi soutient Kemp.
Chez BBC Music Magazine (04/2013), même son de cloche : un accueil enthousiaste accompagné des plus hautes notes : 5/5 et de la mention « Disque du mois ». Selon Paul Riley cette mise en contexte est une très belle révélation. Tous les interprètes, sans être extraordinaires, sont néanmoins excellents.
Peter Lynch abonde dans le même sens chez International Record Review (06/2013). Nous sommes en présence « … d’une reconstruction qui s’appuie sur une solide recherche musicale et théologique… Il s’agit peut-être d’une reconstitution liturgique et musicale d’une représentation qui n’a jamais eu lieu, … mais c’est en tout point un projet remarquable ».
William R. Brown analyse en détail chez Opera News (07/2013) la contribution de tous les participants à ce merveilleux projet. Il se montre très enthousiaste et ne décèle aucun défaut à cette interprétation. La mise en contexte est très bien réussie et colle bien à la liturgie luthérienne de l’époque. Il souligne également l’excellent travail des ingénieurs du son qui ont du composer avec des groupes de grandeur variable : le Dunedin Consort (14 musiciens), le University of Glasgow Chapel Choir, et un large groupe de chanteurs amateurs formant la « congrégation » participant à la célébration.
Chez Fanfare (No : 37 :1 (09-10/2013), les commentaires de George Chien, sans être débordants d’enthousiasme, sont néanmoins très appréciatifs. La critique est avant tout descriptive et Chien conclue tout de même par une recommandation d’achat. Si l’on met de côté l’aspect « reconstitution », cette version de la « Passion » est réalisée dans une « style chambriste » : un petit ensemble de 14 musiciens, des solistes de haut calibre, un petit chœur de 8 dont font partie les 4 solistes de base. Quant à John Butt, il interprète à l’orgue les préludes et dirige ses forces « … de façon dramatique et dynamique sans attirer l’attention sur lui ».
En contrepartie à ces critiques qui ont tous apprécié et vanté les mérites de ces artistes, nous avons tout à l’opposé la vision de Philippe Venturini (Classica # 154 (07-08/2013) (Note de 1)  qui rejette du revers de la main cette interprétation, jugeant la « … direction (de John Butt) trop placide » et critiquant surtout l’apport des solistes qui, selon lui, sont d’un faible niveau, notamment Clare Wilkinson (mezzo). Pour Venturini, il s’agit d’un disque décevant même si, nous dit-il, « Il faut … saluer ce travail sans précédent réalisé par un éminent spécialiste de Bach permettant d’appréhender la Passion dans son contexte liturgique ».

Chez Classic @ la Carte, on poursuit le recensement des critiques disponibles. On peut les  consulter dans la section « Récompenses/Awards – 2013 ».

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